Chaloupe

Des coquelicots, pas de pesticides !

(Les charges s’accumulent contre les pesticides )

 

- En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de la très officielle Organisation mondiale de la santé (OMS), classe le Round Up dans la catégorie 2 A, c'est- à-dire cancérogène probable.

- En avril 2017, des chercheurs (M. Céralini) analysent des vins bio et non bio : 89 % des non-bio étaient contaminés par un à six pesticides. Une analyse d’un magasine de consommateurs portant sur 92 vins français révèle que l’on trouve des résidus de pesticides dans 100 % des échantillons et qu’il y a 300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin non bio que dans l’eau potable.

- En novembre 2017, faisant fi de la décision de l’OMS, l’Union européenne, après deux ans de débats, vote en faveur d’une prolongation de l’autorisation de l’herbicide pour 5 ans, sous la pression des lobbies !

- En juin 2018, malgré une mobilisation importante et les accusations lancées par les scientifiques, les pouvoirs publics français ont refusé d’inscrire dans la loi agriculture et alimentation la sortie du glyphosate. Ils se sont contentés de prévoir une sortie entre 3 et 5 ans alors que des alternatives existent sur le terrain.

- Septembre-novembre 2018 : de nombreuses plaintes sont déposées par des citoyens qui ont découvert dans leur urines analysées par un laboratoire allemand des taux de glyphosate parfois supérieurs à la norme européenne imposée dans l’eau potable (soit 0,1 nanogramme par millilitre). Rappelons qu’en 2016, 48 députés avaient déjà fait analyser leur urine avec des résultats dont les niveaux étaient 17 fois supérieurs à la norme imposée pour l’eau potable. En 2017, c’étaient des personnalités de tous horizons qui avaient découvert des taux jusqu’à 30 fois supérieurs à la norme imposée pour l’eau ! On est donc en face d’un vrai scandale sanitaire qui semble bien affecter tous les français quels qu’ils soient.

- Août 2018 : aux USA, la justice donne raison à Dewayne Johnson atteint d’un cancer en phase terminale, qui avait porté plainte contre Monsanto. 8 000 personnes ont également déposé plainte contre Monsanto.

- A partir du 1er septembre 2018, les néonicotinoïdes tueurs d’abeille (utilisés notamment pour la betterave) sont enfin interdits !

- Le 5 novembre 2018, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) annonce qu’elle retire « l’ensemble des autorisations de mise sur le marché pour les produits à base de métam-sodium », utilisés notamment pour la culture de la mâche depuis de très nombreuses années.

- L’ANSES retirera, à compter du 15 décembre 2018, les autorisations de mise sur le marché (AMM) de 132 produits phytopharmaceutiques à base de glyphosate sur les 190 du marché. Pourquoi pas tous les autres ?

- Le 1er janvier 2019, tous les pesticides chimiques seront interdits de vente, d’utilisation et de stockage.

On le voit : le procès à charge contre les pesticides avance, même si c’est à petits pas. Rappelons enfin que le 12 septembre 2018 a été lancé par une centaine de personnalités de tous horizons un appel pour l’interdiction de tous les pesticides intitulé « Nous voulons des coquelicots, pas des pesticides ».

La CLCV du Finistère s’est engagée depuis de nombreuses années contre les pesticides (édition d’un fascicule « Se méfier des pesticides comme de la peste » en 1997 et d’un pense-bête «  Stop aux toxiques » en 2017) et pour l’alimentation bio (édition d’un fascicule « Mangeons tous bio » en 2014). Elle soutient ce mouvement des coquelicots et appelle à signer massivement la pétition, déjà signée par près de 400 000 citoyens.