Chaloupe

La CLCV a écrit aux enseignes

pour leur demander de ne plus commercialiser de glyphosate

 

Depuis le 1er janvier 2017, la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt (LAAAF) interdit la vente des pesticides chimiques les plus à risque dans les rayons en libre-service. Dans les magasins, enseignes spécialisées ou non, les pesticides chimiques doivent être placés dans un espace dédié, non accessible directement à la clientèle. Un conseiller doit obligatoirement être présent pour assurer leur commercialisation après avoir délivré des conseils d’utilisation spécifiques. Seuls les produits dits « bio-contrôlés », dont la liste est clairement définie, peuvent être commercialisés en libre-service.

Le 1er janvier 2019, les pesticides ne pourront plus être vendus aux particuliers conformément à la loi. Mais compte tenu du danger réel constitué par le glyphosate, reconnu cancérogène probable par l'OMS et la communauté scientifique, la CLCV a écrit à une vingtaine de magasins du département (dont des grandes surfaces qui ont décidé d''adopter une démarche environnementale) pour leur demander de prendre l'initiative de ne plus commercialiser le glyphosate, et ceci dès le début de l'année 2018.

La CLCV milite depuis de nombreuses années pour la mise en place d’une information nutritionnelle simplifiée (logo synthétique coloriel à échelle) en face avant des produits dans le but d’inciter les consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains dès l’acte d’achat.

Dépannage à domicile : la protection du consommateur en panne


Le dépannage à domicile a fait l’objet d’un plan d’action ministériel l’année dernière car il s’agit d’un service où surviennent de nombreux litiges. Plus de huit mois après l’entrée en vigueur de ce plan d’action, la CLCV a voulu évaluer son impact concret notamment en vérifiant si les nouvelles obligations d’information du consommateur étaient appliquées.


Des obligations d’affichage non respectées par les professionnels
De mai à juillet, nos enquêteurs bénévoles se sont rendus sur le terrain afin de vérifier si les dépanneurs qui reçoivent le public respectaient leurs nouvelles obligations d’affichage extérieur. Depuis le 1er avril, cet affichage doit informer sur le coût du devis, les frais de déplacement, les modalités de décompte du temps estimé et le taux horaire de la main d’œuvre. Les 130 relevés réalisés font état d’une absence totale d’affichage extérieur des tarifs dans plus de 95 % des cas. Cette information tarifaire doit figurer sur le site internet du professionnel lorsqu’il en a un, ce n’est pas le cas pour plus de 55 % d’entre eux. Cette carence inacceptable prive les clients de toute possibilité de pouvoir comparer des services équivalents.


Le dépannage est encore trop souvent synonyme de mauvaise surprise
Nous avons lancé sur notre site internet une enquête, toujours en cours, destinée aux consommateurs ayant déjà fait appel à un dépanneur et invitons le public à contribuer : www.clcv.org. Les 200 premières réponses montrent une satisfaction faible. D’après ces témoignages, pour sélectionner un dépanneur, le choix au hasard dans l’annuaire ou le prospectus dans la boîte aux lettres semblent être la voie privilégiée (un tiers de réponses environ) alors qu’il s’agit de la plus déconseillée. Il apparaît aussi que les consommateurs sont peu nombreux à faire jouer la concurrence. Pour éviter les mauvaises surprises, on rappellera la nécessité d’anticiper en établissant une liste de professionnels connus ou recommandés par son entourage, l’importance d’exiger un devis préalable, de faire jouer la concurrence et de toujours conserver les pièces remplacées.


Face à ce constat, nous demandons :
• Des contrôles renforcés auprès des professionnels du dépannage avec la mise en ligne du résultat de ces contrôles sur un site officiel consultable par le grand public (à l’image des contrôles d’hygiène dans les restaurants via « Alim’confiance »).
• La création d’une amende administrative spécifiquement destinée à sanctionner la non-remise d’un devis préalable en matière de dépannage.
• La remise obligatoire par le professionnel d’une attestation d’assurance dans une forme normalisée qui permettra au consommateur victime d’obtenir l’indemnisation de son préjudice, même en cas de faillite.

Financement des associations de consommateurs

Le financement des associations de consommateurs baisse considérablement. Cliquez pour lire le communiqué de presse de la CLCV au niveau national  : Communiqué de presse .

En cas de conflit avec un particulier ou un professionnel, le recours au tribunal n’est pas nécessaire ; vous pouvez vous orienter vers une procédure amiable, la médiation, procédure plus rapide et moins coûteuse :