Chaloupe

La hausse de la facture et des taxes concerne également le gaz !


Au moment où les Français vont commencer à chauffer leurs logements, la CLCV alerte sur le fait que la facture de gaz est en forte hausse. Le mécanisme est le même que la flambée des carburants et du fioul : un grand bond de la matière première à laquelle s’ajoute une importante hausse des taxes.
Rappelons que 39 % des ménages utilisent le gaz comme moyen de chauffage principal, faisant du gaz la principale énergie de chauffage des Français devant l’électricité (35 %) et le fioul (12 %). En outre, le gaz est l’énergie majoritaire dans le logement social.


+ 210 € sur la facture des ménages


Depuis 2016, la facture d’un ménage de 4 personnes se chauffant au gaz a augmenté de    210 €. Dans un contexte de forte hausse du prix du baril de pétrole, sur lequel est indexé le prix du gaz, l’augmentation de la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) vient augmenter encore la facture des ménages.
Un ménage de 4 personnes qui payait 16,06 € de taxe en 2014, paye 106,89 € en 2018. Comme pour les carburants, le gouvernement a décidé d’augmenter fortement cette taxe jusqu’en 2022. Ainsi, ce ménage payera 202,65 € de taxe en 2022.
Premiers impactés : les ménages fragiles et les locataires. Rappelons que le gaz touche nombre de foyers, qui peuvent difficilement procéder à la rénovation de leur logement ou à un changement des équipements de chauffage. Nous pensons notamment aux locataires, qui ne sont pas décideurs dans leurs logements. Ces ménages vont donc subir les hausses sans autre possibilité que de payer plus ou de moins se chauffer ! L’équipement gaz touche aussi plus souvent des foyers à revenu modeste, notamment en HLM, et la hausse de taxe sur le gaz est ainsi très régressive socialement.

 

Nos demandes

Comme pour le carburant, notre association appelle le gouvernement à faire preuve de mesure. Il ne paraît pas utile à l’écologie d’ajouter une hausse de taxe en 2019 à l’actuelle flambée du prix des énergies qui marque déjà un signal. Cette hausse de fiscalité impactera durement le pouvoir d’achat, notamment celui des locataires à bas revenu, et sera ainsi très contre-productive.

Texte de la lettre adressée à Savéol

 

Monsieur le directeur,

 

De grands panneaux publicitaires ont fait leur apparition en avril dans le Finistère et ailleurs pour vanter les tomates dites « sans pesticides » de la marque finistérienne bien connue Savéol.
Qu'en est-il exactement ? La tomate est-elle vraiment exempte de pesticides ?

Certes, la charte, de nature privée, de cette gamme de tomates est explicite car elle interdit l'utilisation de pesticides mais uniquement « de la fleur à l'assiette », ce qui veut dire qu'il n'y a donc pas de traitements chimiques de la floraison jusqu'à la récolte. C'est un progrès important, dû notamment à l'utilisation d'insectes. Mais qu'en est-il de la préparation du milieu (aseptisation de la serre et des substrats), et des étapes d’entretien précédant la floraison ? Les consommateurs n'ont aucune garantie que des pesticides n'aient pas été utilisés.
Est-ce alors une publicité de nature à induire le consommateur en erreur ? La question peut être débattue. Il nous semble en tout cas que la publicité, parce qu'elle est incomplète, reste ambiguë. Elle aurait dû mentionner au minimum « sans pesticides de la floraison à la récolte ».
A noter en outre que ces tomates sont cultivées en serre (souvent chauffées, donc avec production de CO2 qui accroît le réchauffement climatique) et hors sol.
Enfin les consommateurs, lors des dégustations que nous organisons en été, estiment qu'en général les tomates non bio vendues en grandes surfaces ont peu de goût, ce qui n'est pas le cas des tomates bio ou cultivées en jardins particuliers.
Pour la CLCV, les seuls produits réellement « sans pesticides » de synthèse, c'est-à-dire de la préparation du sol à la récolte, sont les produits labellisés bio, conformes au label officiel français et européen, explicite et garanti par des contrôles indépendants.
Nous souhaitons donc que votre publicité soit modifiée et complétée afin de présenter aux consommateurs un message clair et sans ambiguïté et qu'elle précise également de manière très transparente dans quelles conditions sont cultivées les tomates, de la préparation du sol et de la graine jusqu'à la fleur.

Restant à votre disposition, nous vous prions d'agréer, Monsieur le directeur, l'assurance de notre considération distinguée.

 

                                                                                           Pour la CLCV du Finistère,

                                                                                           Claude Martel, coprésident

La CLCV milite depuis de nombreuses années pour la mise en place d’une information nutritionnelle simplifiée (logo synthétique coloriel à échelle) en face avant des produits dans le but d’inciter les consommateurs à faire des choix alimentaires plus sains dès l’acte d’achat.

La CLCV a écrit aux enseignes

pour leur demander de ne plus commercialiser de glyphosate

 

Depuis le 1er janvier 2017, la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt (LAAAF) interdit la vente des pesticides chimiques les plus à risque dans les rayons en libre-service. Dans les magasins, enseignes spécialisées ou non, les pesticides chimiques doivent être placés dans un espace dédié, non accessible directement à la clientèle. Un conseiller doit obligatoirement être présent pour assurer leur commercialisation après avoir délivré des conseils d’utilisation spécifiques. Seuls les produits dits « bio-contrôlés », dont la liste est clairement définie, peuvent être commercialisés en libre-service.

Le 1er janvier 2019, les pesticides ne pourront plus être vendus aux particuliers conformément à la loi. Mais compte tenu du danger réel constitué par le glyphosate, reconnu cancérogène probable par l'OMS et la communauté scientifique, la CLCV a écrit à une vingtaine de magasins du département (dont des grandes surfaces qui ont décidé d''adopter une démarche environnementale) pour leur demander de prendre l'initiative de ne plus commercialiser le glyphosate, et ceci dès le début de l'année 2018.

Financement des associations de consommateurs

Le financement des associations de consommateurs baisse considérablement. Cliquez pour lire le communiqué de presse de la CLCV au niveau national  : Communiqué de presse .