Chaloupe

Etiquetage de l’origine
Crèmes dessert, raviolis, pizzas : les grands oubliés de l’expérimentation !

 

En Europe, 70 % des consommateurs souhaitent connaître l’origine de leurs aliments . Et la demande est encore plus forte lorsqu’il s’agit de produits alimentaires à base de viande ou de lait, comme l’ont montré des rapports de la Commission européenne. Côté français, même constat. Notre enquête de 2013 montre en effet que la plupart des consommateurs souhaitent connaître l’origine des principaux ingrédients des plats cuisinés.

Depuis des années, la CLCV réclame davantage de transparence concernant l’indication de l’origine des produits transformés. Ceci dans le but de rendre la chaîne alimentaire moins opaque et de restaurer la confiance des consommateurs, largement mise à mal depuis le scandale de la viande de cheval.

Elle a donc accueilli très favorablement la mise en place d’une expérimentation française début 2017 relative à l’indication de l’origine du lait, mais aussi du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédients.
Toutefois, l’arrêté publié très récemment fixant les seuils à partir desquels les produits devront mentionner l’origine est en deçà de nos attentes.

Concernant le lait, le seuil de 50 % nous semble satisfaisant. Toutefois, nous déplorons que les crèmes dessert soient exclues du dispositif alors que ces produits sont assimilés par les consommateurs à des produits laitiers.
Pour la viande, nous demandions un seuil de 5 % afin que l’ensemble des produits transformés à base de viande soient étiquetés. Nous regrettons donc que celui-ci ait été fixé à 8 % puisqu’il permettra à des produits, notamment d’entrée de gamme, de ne pas être concernés par l’étiquetage.
Par exemple, certains raviolis pur bœuf ou spaghettis bolognaise qui avaient été impliqués dans la fraude à la viande de cheval échapperont au dispositif. Tout comme certains autres produits, tels des quenelles, des paellas, des couscous, des tartiflettes, des pasta box, des crêpes fourrées, des pizzas.
Par ailleurs, pour certains produits dont la quantité de viande est très proche de 8 %, nous espérons que les professionnels n’en profiteront pas pour revoir leurs formules à la baisse afin d’échapper au dispositif.

La CLCV rappelle qu’il s’agit d’une expérimentation qui sera suivie d’une évaluation. Gageons que celle-ci sera concluante et que pour une meilleure transparence envers les consommateurs, elle sera déployée sur l’ensemble des produits (les crèmes dessert mais aussi les plats contenant moins de 8 % de viande).
Enfin, nous aimerions que cette initiative puisse servir de déclencheur à une généralisation de l’indication de l’origine des ingrédients des produits alimentaires dans l’ensemble des pays européens, comme le réclament depuis des années les consommateurs.

Qualité des pêches et des tomates en grande distribution : pas fameux !

 

En juin et juillet, la CLCV a reconduit au niveau national, pour la 7e année consécutive, son enquête de satisfaction sur la qualité des fruits d’été auprès de plus de 850 consommateurs. Nos bénévoles ont organisé plus de 50 dégustations dans 28 départements, dont le Finistère, afin de recueillir l’avis des consommateurs sur la qualité des pêches blanches et des tomates. Les tomates testées étaient toutes d’origine française tandis que 58 % des pêches blanches provenaient d’Espagne.

Notre enquête montre, à nouveau, que la qualité n’est pas au rendez-vous pour les consommateurs et qu’il n’y a pas de relation entre le prix et la qualité.

Concernant les tomates, dont le prix moyen est de 2,3 €/kg, ce qui est très cher pour un fruit de saison, la qualité globale reste relativement décevante avec seulement 32 % des consommateurs satisfaits (contre 38 % en 2015). Autre enseignement : payer plus cher ses tomates ne semble pas constituer une garantie de satisfaction. De plus, les catégories proposées en rayon (rondes, en grappes, côtelées) semblent également n’avoir aucune pertinence sur le plan de la qualité.

S’agissant des pêches blanches, dont le prix moyen est de 3 €/kg, ce qui est très cher pour un fruit de saison, le résultat est certes meilleur : 51 % des panélistes satisfaits, mais, avec 28 % de répondants qui les qualifient de « ni bonnes, ni mauvaises », des progrès importants restent à faire sur la qualité. Ici aussi, payer plus cher ses pêches ne permet pas d’avoir des fruits plus savoureux. Concernant les catégories, les pêches plates paraissent davantage satisfaire les consommateurs que les pêches rondes (62 % contre 44 %) sans toutefois emporter totalement leur adhésion. Côté origine, les pêches espagnoles paraissent légèrement plus appréciées que les françaises (48 % contre 42 % pour les pêches rondes).

Les résultats de cette 7e édition montrent notamment que les prix et les catégories des fruits testés ont très peu d’impact sur la qualité, alors que les consommateurs en sont pourtant persuadés. En outre, avec 73 % d’avis négatifs sur l’ensemble des fruits vendus en grande distribution, il est grand temps qu’une mobilisation de l’ensemble des professionnels intervienne. Ce constat n’est pas nouveau et des solutions existent.

La CLCV rappelle quelques pistes d’amélioration : le choix de variétés vraiment goûteuses, l’optimisation des dates et techniques de cueillette pour garantir une maturité satisfaisante des fruits en rayon, une réelle formation des chefs de rayon garantissant de bonnes pratiques de stockage et de présentation.

 Fruits en grande distribution :

prix en forte hausse et qualité décevante !

En mai et juin 2015, la CLCV a reconduit pour la 6e fois son enquête de satisfaction sur la qualité des fruits de saison. Les CLCV locales dont la CLCV du Finistère ont organisé 40 dégustations à l'aveugle dans 24 départements où 900 consommateurs se sont exprimés.

Télécharger la brochure BIO

La CLCV du Finistère a écrit une brochure sur l'alimentation bio. Cette brochure peut être téléchargée en cliquant sur ce lien.

Enquête BIO

On entend souvent dire que le bio c'est du luxe. Nous avons voulu vérifier grâce à nos enquêteurs. Les prix relevés sont indicatifs étant donné la difficulté de trouver des produits comparables (en non bio nous n'avons pas retenu les premiers prix). C'est une photographie à un moment donné (10 mai-15 juin 2015) qui montre que certains produits bio sont accessibles à tous. Il faut tenir compte aussi de leur meilleure qualité car acheter bio, c'est une très bonne façon de se battre pour la santé et l'environnement (absence de pesticides !).

Alors, mangeons tous un peu de bio !

Cliquer ici pour lire les Résultats de l'enquête bio-non bio (Fichier PDF)