Chaloupe

La CLCV du Finistère soutient
l’initiative citoyenne européenne contre le glyphosate

 

38 organisations non gouvernementales de 14 pays ont lancé le 13 février 2017 une Initiative citoyenne européenne (ICE) contre le glyphosate, molécule de base du fameux round-up, pesticide le plus vendu dans le monde. En effet, le glyphosate a été déclaré par l’Organisation mondiale de la santé « cancérigène probable pour l’homme ». Mais suite à une longue bataille dans les instances européennes sur l’opportunité de l’interdire, la Commission européenne a décidé de prolonger l’autorisation de commercialisation pour une durée de 18 mois, soit jusqu’à fin 2017.

Cette ICE, selon la procédure instituée par le traité de Lisbonne en 2009, doit obtenir un million de signatures dans les 28 Etats membres de l’Union européenne pour être examinée par la Commission européenne, qui disposera d’un délai de trois mois pour réagir en motivant sa décision. Le texte demande « l’interdiction du glyphosate conformément aux dispositions européennes sur les pesticides, qui interdisent l’usage de substances cancérigènes chez l’homme, et des changements dans les procédures européennes d’évaluation scientifique des pesticides, avec des études « commandées par les pouvoirs publics et non pas par l’industrie chimique ».

Rappelons que les pesticides n’étant plus vendus en libre-service (et interdits à la vente en janvier 2019), certains magasins ont déjà retiré ces produits de la vente. De même, une prise de conscience de la dangerosité des pesticides se développe progressivement dans le monde rural.

La CLCV du Finistère appelle les consommateurs à signer et faire signer cette ICE en consultant le site http://www.stopglyphosate.org/fr et en suivant la procédure indiquée.

Vous êtes sensible à votre santé, pour vous aider lors de vos achats, la CLCV du Finistère a élaboré un dépliant qui vous permet dans chaque rayon de repérer les produits à éviter et leurs alternatives.Ce pense bête très pratique, présenté plié au format 10,5x5 cm, peut se mettre dans votre poche quand vous allez faire vos courses.

Il servira de support à une quinzaine d'actions qui seront faite en 2017 dans les marchés ou galeries marchandes ou encore à la demande d'écoles ou d'associations.

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Consultations hospitalières
Un tiers des usagers attendent plus d’une demi-heure

Pour les consultations à l’hôpital ou en clinique (hors urgence) 75,4 % des médecins reçoivent leurs patients en retard par rapport à l’heure de rendez-vous. Ces retards atteignent plus d’une heure dans 17 % des cas et dépassent la demi-heure dans 34 % des cas.
Ils sont ressentis comme gênants, voire très gênants par 73 % des patients dès lors qu’ils dépassent 30 minutes, et par 85 % lorsqu’ils sont d’une heure ou plus. Rares sont les personnels d’accueil (14 %) qui avertissent de ces retards, et presque aussi rares sont les médecins (22 %) qui s’en excusent. A minima, 10 % des retard peuvent être imputés, entre autres, à l’usage de donner la même heure de rendez-vous à plusieurs personnes.
La CLCV a mené une enquête sur le retard des médecins lors d’une consultation en établissement de santé, la quantification de ce retard, et la perception qu’en ont les usagers. Notre enquête a recueilli 879 témoignages exploitables sur toute la France, dans des établissement privés et publics et pour toutes les spécialités médicales. Les résultats montrent que non seulement les retards sont la règle plutôt que l’exception, mais cette règle semble tellement ancrée dans les mœurs médicales (les cabinets de ville ne sont pas toujours meilleurs), qu’un retard ne fait l’objet ni d’une information à l’accueil, ni d’excuses de la part du praticien.
L’Institut de recherche et de documentation en économie de la santé (IRDES), groupement d’intérêt public, a publié une étude en janvier 2016 qui concluait comme nous que « Lors des visites en consultations externes à l’hôpital, les durées d’attente avant la consultation sont également souvent perçues comme trop importantes par des personnes âgées et dans un état de santé dégradé. D’après l’expérience de certains aidants, pour les personnes les plus âgées, l’épisode de la consultation à l’hôpital est perçu comme une épreuve, une source de fatigue et de stress important. Les conditions d’attentes sont en effet parfois difficiles et non adaptées ».
Pour la CLCV, une gestion plus raisonnée des rendez-vous devrait permettre de diminuer, voire supprimer ces temps d’attente – intervalles plus larges entre rendez-vous, différenciation selon que le malade vient pour la première fois, qu’il nécessite des explications longues ou qu’il vient pour une visite de routine. Mais l’urgence médicale est toujours possible, et elle est excusée facilement par les malades qui attendent. Et l’attente elle-même peut être rendue plus supportable : information à l’accueil, « bipeur » permettant de s’éloigner de la salle d’attente, wifi gratuite et table pour travailler…
La CLCV va demander à ses représentants dans les commissions d’usagers d’intervenir pour améliorer la situation.

(Communiqué de la confédération CLCV du 29 avril 2016)

Conférence ROOMS sur le radon

6 - 7 octobre 2016 - Concarneau

 

En collaboration avec le Centre scientifique et technique du bâtiment, l’association Approche Ecohabitat, Concarneau Cornouaille Agglomération et l’Agence régionale de santé, l’association ERA (European Radon Association) organisait les 6 et 7 octobre 2016 à Concarneau une conférence internationale sur le radon.

Ce type de rencontre, initié en Italie en 2000, rassemble chaque année dans un pays européen différent les professionnels travaillant dans le domaine du radon. Son objectif est de développer les connaissances et les échanges sur ce thème, et plus spécialement d’aider à réduire l’impact sanitaire lié à l’exposition au radon en Europe.

12 pays européens étaient représentés à Concarneau, et parmi les participants français, la CLCV du Finistère comptait deux représentants : Claude Martel (également intervenant) et Pascal Jeannin.  

Notre présentation s’intitulait : « La CLCV du Finistère, une association de terrain face au risque radon ». Au-delà des résultats obtenus au terme de cette action d’ampleur inédite, nous avons mis l’accent sur la plus-value apportée par une structure associative dans une telle démarche de sensibilisation.

En effet, répondant à une priorité de santé publique, notre association a mené pendant 4 ans une campagne de mesure du radon dans l’habitat sur le territoire de Concarneau Cornouaille Agglomération. Outre d’importantes aides publiques, elle s’est appuyée sur le partenariat avec de nombreux acteurs, sa connaissance du terrain et sa flexibilité. Ces atouts essentiels ont permis de lever certaines réticences ou craintes parmi les collectivités et la population.

Un reportage télévisé de FR 3 Iroise a rendu compte de notre implication dans ce domaine.

La CLCV du Finistère a répondu en 2010 à un appel d'offre de l'institut national du cancer (INCa) pour distribuer des dosimètres dans les 9 communes de la communauté d'agglomérations de Concarneau (CCA). Ces dosimètres ont été distribués aux particuliers pour détecter le niveau de gaz radon dans le lieu d'habitation principal.dosimetre clcv

Le radon est un gaz naturel qui provient de la désintégration de l'uranium. La Bretagne est une région favorable au radon à cause de sa géologie. Le radon est soupsconné de favorisé le cancer du poumon surtout chez les fumeurs.

Cette campagne de distribution s'est déroulée d'octobre 2011 à février 2013.

Une deuxième campagne soutenue par l'agence régionale de santé (ARS) et la direction générale de la santé (DGS) a eu lieu d'octobre 2013 à février 2014.

Ces deux campgnes ont permis de distribuer 4430 dosimètres aux particuliers. 3709 dosimètres ont pu être mesurés.

Pour retrouver le détail des mesures par campagne, il suffit d'aller sur le site clcv-radon.com .