Chaloupe

La CLCV refuse le harcèlement téléphonique

 

Alors que le démarchage téléphonique a repris de manière massive avec la crise sanitaire notamment sur les pompes à chaleur, comme la CLCV du Finistère a pu le constater ces derniers jours dans ses différentes permanences, les associations de consommateurs critiquent le projet de décret présenté par les pouvoirs publics au Conseil national de la consommation.

Si le démarchage est autorisé de 9 h à 19 h du lundi au vendredi et de 10 h à 18 h le samedi, soit 50 h par semaine, les consommateurs seront littéralement harcelés par les entreprises.


De plus, le démarcheur d’une même entreprise pourra appeler jusqu’à quatre fois au cours du même mois, soit une fois par semaine, une personne qui aura refusé la proposition commerciale au premier appel. Il ne s’agira plus alors de démarchage mais de harcèlement téléphonique !

La CLCV demande la réécriture totale de ce texte afin de protéger efficacement les consommateurs en dépassant le système Bloctel qui n’offre qu’une protection théorique, comme chacun peut s’en apercevoir, car si les opérateurs ont l’obligation légale de filtrer les numéros de leurs fichiers inscrits sur Bloctel, tous ne le font pas !

Rappelons qu’en janvier 2020, une pétition lancée par les associations de consommateurs avait rassemblé

450 000 signatures en sept mois !

Pour tout renseignement : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou tél. 02 98 95 34 41.


Ce qui change en 2021

 

- Depuis le 1er décembre 2020, en application de la loi du 14 juillet 2019 relative au droit de résiliation sans frais des contrats de complémentaire santé, il est possible de résilier son contrat d’assurance santé après un an de souscription, à tout moment de l’année, sans frais ni pénalité, comme c’est déjà le cas pour les assurances automobile et habitation. Si vous décidez de changer, vous pouvez choisir que votre futur assureur s’occupe à votre place de la résiliation auprès de votre complémentaire santé actuelle ou le faire vous -même.

- Depuis le 1er janvier, les APL sont calculées tous les 3 mois, sur la base des revenus des 12 derniers mois connus et non plus sur la base des revenus perçus 2 ans avant.

- Depuis le 1er janvier, les vélos neufs vendus en magasin doivent disposer d’un identifiant unique auquel sont associées les coordonnées du propriétaire et enregistrés au Fichier national unique des cycles identifiés, ceci afin de lutter contre le vol.

- Depuis le 1er janvier, si vous avez affiché sur votre boîte aux lettres la mention « Stop pub », il est interdit d'y déposer des imprimés qui ne comportent pas vos nom et adresse. La contravention peut aller jusqu’à 1 500 €.

- En 2021, l’aide de l’État à la rénovation thermique des logements (MaprimeRenov’) est élargie à tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le mettent en location, et à toutes les copropriétés pour les travaux dans les parties communes (caves, combles, isolation extérieure...).

- A partir du 1er avril, la Commission nationale informatique et libertés, en application d’un règlement européen de 2018, recommande aux sites web d’afficher un bouton « refuser » les traceurs publicitaires (les fameux cookies), aussi gros que le bouton « accepter » les traceurs. En cas de non-application, les sites risquent une amende de 4 % du chiffre d’affaires. C’est une bonne décision pour rendre libre et transparent l’accès à internet.

- La loi Energie et climat prévoit la fin des tarifs réglementés de vente du gaz naturel en application d’un jugement du Conseil d’État qui a estimé que les tarifs réglementés du gaz étaient contraires au droit communautaire. Les consommateurs qui ont un contrat de gaz réglementé ont donc jusqu’à l’été 2023 pour choisir une offre au prix du marché, sachant que le 1er juillet 2023, les contrats de gaz réglementés basculeront automatiquement sur une offre de marché. Le démarchage va donc s’accentuer en 2021. Mais la CLCV rappelle qu’il est urgent d’attendre avant de choisir et surtout de ne pas choisir uniquement en fonction du prix. Il faut regarder aussi l’évolution des prix, les modes de paiement et tous les frais annexes (en cas de retard de paiement, existence d’un dépôt de garantie...).

- La Cour de cassation vient de confirmer l’arrêt de la Cour d’appel qui reconnaît le préjudice subi par un groupement de locataires CLCV du Val de Marne confrontés à des malfaçons et problèmes divers lors d’une grosse réhabilitation de leur immeuble. Ils obtiennent une réduction de loyer et une indemnité compensatrice.

 

Stop aux produits toxiques

 

La CLCV du Finistère va poursuivre cette année sa campagne d’alerte des consommateurs sur le thème d’actualité « Stop aux toxiques » qu’elle a commencée en 2017. En effet, les toxiques sont présents partout dans notre vie quotidienne : aliments, emballages, matériel de cuisine, produits d’entretien, cosmétiques, produits de jardin, vêtements, etc. Or le lien entre l’exposition à ces substances et un nombre important de maladies (cancers, diabète, troubles de la reproduction, obésité, pathologies neurologiques...) est désormais reconnu par des experts indépendants.

La CLCV propose un atelier pratique « Stop aux toxiques » qui permet de comparer deux paniers d'une vingtaine de produits, l'un contenant des produits avec toxiques, le second des produits équivalents sans toxiques. Le but est d’éviter, en faisant ses courses, d'acheter des produits contenant des toxiques ou indésirables tels que phtalates, bisphénol A, pesticides, nanoparticules, additifs... Refuser les toxiques, c’est aussi lutter contre le changement climatique car il s’agit de produits carbonés.

Le premier atelier de l’année aura lieu le 12 mars 2020 au local CLCV, 27, rue de Saint-Brieuc à Brest à l'occasion de la journée mondiale de la consommation. Un pense-bête récapitulatif sera distribué aux participants et une exposition de 5 panneaux couleur sera présentée. D’autres ateliers suivront à Guilers, Landerneau, Saint-Renan, etc.

Pour s’inscrire à cet atelier gratuit appeler le 02.98.01.08.51 ou le 02.98.95.34.41.

 

Vous avez été victime d'un démarchage abusif d'un fournisseur d'électricité ou de gaz. Votre témoignage peut nous intéresser pour orienter nos actions sur le terrain et en justice. Pour nous en faire part,cliquez sur ce lien : article fournisseurs énergie .

 


 

La CLCV du Finistère prend position sur le CETA

 

L’Assemblée nationale a ratifié en juillet, à une courte majorité, l’accord très controversé de libre- échange entre le Canada et l’Union européenne. Le Sénat sera appelé à se prononcer également en septembre. A différentes reprises, la CLCV du Finistère a exprimé très clairement les raisons objectives de son opposition au TAFTA (projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les USA). Même si le CETA est différent, les mêmes questions fondamentales demeurent.

Pour la CLCV, non seulement le CETA est un accord dangereux au point de vue sanitaire pour les consommateurs et contraire à l’accord de Paris, mais il risque aussi de fragiliser les agriculteurs qui unanimement s’y opposent, alors qu’au contraire les pouvoirs publics et l’Europe devraient favoriser massivement un autre modèle de développement agricole : agroécologie, réduction massive des céréales pour viande (notamment importée), réduction des surfaces pour viande, développement des surfaces consacrées aux légumes, légumineuses...

Si à l’avenir le CETA était ratifié par l’Europe et s’il était vérifié que les prescriptions sanitaires françaises et européennes n’étaient pas respectées, se poserait alors pour les associations de consommateurs la question du boycott de ces produits importés.

La CLCV du Finistère a interrogé les sénateurs du Finistère sur cette question qui préoccupe fortement les consommateurs.