Chaloupe

L’Europe ne veut pas supprimer le glyphosate dangereux pour la santé

alors que des alternatives existent

La Commission européenne ne veut pas supprimer le glyphosate. Pourtant en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait le glyphosate comme « cancérogène probable » pour les humains, décision confirmée en juin 2021 par une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui évoquait «l’existence d’un risque accru de lymphomes non hodgkiniens » avec « un niveau de présomption moyen », puis en 2022 par une expertise de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), qui concluait que « l’ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins – notamment côtiers – sont contaminés par les produits phytopharmaceutiques.

Malgré ces prises de position scientifiques indépendantes de tout groupe de pression, et les reconnaissances de la maladie par des institutions françaises, la Commission européenne propose aux Etats membres une prolongation de 10 ans en s’appuyant notamment sur une étude de l’Agence européenne des produits chimiques et sur le rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, qui déclare n’avoir « pas identifié de domaine de préoccupation critique » quant à l’impact du glyphosate sur la santé humaine !

Or tout le monde sait aujourd’hui que si ces avis des agences européennes sont différents, c’est parce qu’ils s’appuient sur des analyses plus limitées que l’OMS ou l’INRAE et retiennent essentiellement des études provenant des industriels eux-mêmes.

Pourtant, des solutions existent pour développer un agriculture sans glyphosate à condition de revoir les pratiques agricoles : couvrir le sol l’hiver de plantes gélives qui se détruisent automatiquement avec le gel au lieu d’utiliser le glyphosate, semer du blé dans un champ de luzerne, pratiquer des cultures moins consommatrices de glyphosates (soja et sorgho, lin, féveroles, pois…), des cultures bio, etc. De plus, si l’on supprime le glyphosate, c’est tout bénéfice pour développer la biodiversité et notamment les insectes (abeilles) nécessaires à notre alimentation.

Les 27 États membres de l’Union européenne n’ayant pas réussi à s’entendre sur l’interdiction du glyphosate, un nouveau vote aura lieu en novembre.

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