Chaloupe

L'Europe nie la dangerosité du glyphosate malgré le classement cancérogène de l'OMS !

Malgré la condamnation récente par le médiateur de l'Europe de la position laxiste de la Commission européenne sur les pesticides, le parlement européen vient une nouvelle fois de céder aux lobbies en demandant à la Commission européenne de renouveler pour 7 ans l'autorisation du glyphosate, molécule présente dans plus de 750 désherbants dont le très controversé Round up. Pourtant en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de la très officielle Organisation mondiale de la santé (OMS), avait classé le Round up dans la catégorie 2 A, c'est-à-dire cancérogène probable.

En France heureusement, les interdictions et contraintes sur l'utilisation des pesticides se précisent enfin pour l'avenir : au 1er janvier 2017, la vente en libre-service des pesticides chimiques (dont le glyphosate) ne sera plus autorisée. Ils devront être derrière le comptoir et délivrés au consommateur après conseil et au 1er janvier 2019, la vente des pesticides chimiques sera purement et simplement interdite aux particuliers. Les collectivités locales, quant à elles, n'emploient plus de pesticides sur les espaces publics. Et il faudra aussi qu'un jour, ces contraintes réglementaires concernent les agriculteurs car malgré le plan écophyto des pouvoirs publics, qui impose une réduction des pesticides chimiques de 50 % en 2025, la consommation dans les champs a connu une augmentation importante de 9 % en 2014 !

La CLCV, au nom du principe de précaution et parce qu'il existe aujourd'hui des alternatives pour jardiner au naturel, appelle dès maintenant les consommateurs à ne plus utiliser de glyphosate - Round up, reconnu dangereux pour la santé.