Chaloupe

Pour s’opposer à la déforestation du Brésil, aller encore plus loin
que la non-ratification de l’accord avec le Mercosur

Que les pouvoirs publics se déclarent opposés à la ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur est une très bonne chose. La CLCV s’est toujours prononcée contre le TAFTA et le CETA en raison du non-respect des normes sanitaires européennes qui sont les plus favorables au monde pour les consommateurs. De plus, ratifier cet accord avec le Mercosur serait accepter la déforestation criminelle de l’Amazonie, la hausse des gaz à effet de serre due aux fortes importations prévisibles de poulets, l’utilisation de pesticides interdits en France, l’importation de produits OGM à 80 % (soja, maïs) et de viande nourrie aux OGM.

Pour autant, cette non-ratification ne suffit pas. La CLCV réclame de la France et de l’Europe l’obligation d’affichage, d’une part, de tous les aliments qui constituent la nourriture des animaux et d’autre part, de l’origine exacte de ces produits, afin que les consommateurs puissent choisir en toute transparence en exerçant leur droit d’acheter des produits totalement locaux et de refuser ceux qui accélèrent le dérèglement climatique et appauvrissent la biodiversité. A cet égard, la décision récente de trois acteurs de l'industrie agroalimentaire de développer la production locale de légumineuses pour l'alimentation animale et de réduire la forte dépendance de l'agriculture bretonne à l'importation de soja essentiellement OGM va dans le bons sens.

En attendant un boycott des produits brésiliens réclamé par plusieurs organisations et/ou personnalités pour dénoncer la déforestation, la CLCV demande aux consommateurs de n’acheter que des viandes bio ou certifiées nourries avec des céréales 100 % françaises. Certains producteurs ont bien compris l’enjeu puisque cette mention est de plus en plus présente sur les viandes.