Chaloupe

Baisse du service public de la Sécurité sociale

Le budget de la Sécurité sociale a été adopté le 26 décembre 2023. Il acte deux points majeurs : le transfert de charges de la Sécurité sociale vers les complémentaires santé et les remboursements en baisse de la Sécurité sociale, donc un reste à payer de plus en plus fort pour les usagers.

Explications :

- les remboursements de soins dentaires par la Sécurité sociale baissent de 70 à 60 % ;

- trois postes de franchise médicale (c’est-à-dire à la charge des usagers) sont doublés : 1 € par boîte de médicaments au lieu de 50 centimes (alors que l’une des solutions c’est la délivrance des médicaments à l’unité), 1 € par acte médical au lieu de 50 centimes et 4 € pour le transport sanitaire au lieu de 2 € ;

- par ailleurs, les mutuelles santé ont augmenté leurs tarifs d’environ 10 % en janvier, en partie pour faire face aux transferts, alors que des économies sont possibles sur le fonctionnement (sièges administratifs, remboursements de chambres et autres services dans les centres de soins, etc.) ;

- enfin, non seulement des médecins appliquent des dépassements d’honoraires non remboursés, mais en plus, des médecins se déconventionnent, ce qui est proprement scandaleux. La CLCV appelle les usagers à refuser ces pratiques médicales d’un autre âge.

Ces déremboursements massifs qui signent une baisse du service public au profit du privé pèseront sur le pouvoir d’achat des ménages (3 millions de personnes n’ont toujours pas de mutuelle, cette proportion va donc augmenter) et seront très certainement un frein à l’accès aux soins pour les plus fragiles d’entre nous. Où est l’esprit de solidarité et d’égalité voulu par les fondateurs de la Sécurité sociale en 1945 ?

L’Europe ne veut pas supprimer le glyphosate dangereux pour la santé

alors que des alternatives existent

La Commission européenne ne veut pas supprimer le glyphosate. Pourtant en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) classait le glyphosate comme « cancérogène probable » pour les humains, décision confirmée en juin 2021 par une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui évoquait «l’existence d’un risque accru de lymphomes non hodgkiniens » avec « un niveau de présomption moyen », puis en 2022 par une expertise de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), qui concluait que « l’ensemble des milieux terrestres, aquatiques et marins – notamment côtiers – sont contaminés par les produits phytopharmaceutiques.

Malgré ces prises de position scientifiques indépendantes de tout groupe de pression, et les reconnaissances de la maladie par des institutions françaises, la Commission européenne propose aux Etats membres une prolongation de 10 ans en s’appuyant notamment sur une étude de l’Agence européenne des produits chimiques et sur le rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, qui déclare n’avoir « pas identifié de domaine de préoccupation critique » quant à l’impact du glyphosate sur la santé humaine !

Or tout le monde sait aujourd’hui que si ces avis des agences européennes sont différents, c’est parce qu’ils s’appuient sur des analyses plus limitées que l’OMS ou l’INRAE et retiennent essentiellement des études provenant des industriels eux-mêmes.

Pourtant, des solutions existent pour développer un agriculture sans glyphosate à condition de revoir les pratiques agricoles : couvrir le sol l’hiver de plantes gélives qui se détruisent automatiquement avec le gel au lieu d’utiliser le glyphosate, semer du blé dans un champ de luzerne, pratiquer des cultures moins consommatrices de glyphosates (soja et sorgho, lin, féveroles, pois…), des cultures bio, etc. De plus, si l’on supprime le glyphosate, c’est tout bénéfice pour développer la biodiversité et notamment les insectes (abeilles) nécessaires à notre alimentation.

Les 27 États membres de l’Union européenne n’ayant pas réussi à s’entendre sur l’interdiction du glyphosate, un nouveau vote aura lieu en novembre.

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Alerte : cancers en forte croissance chez les jeunes

Une étude publiée dans le BMJ Oncology le 5 septembre révèle qu’en 30 ans, les cancers chez les jeunes ont augmenté de 80 %. Les chercheurs ont travaillé sur les données relatives à 29 cancers dans plus de 200 pays, entre 1990 et 2019. Ceux-ci ont grimpé de 1,82 million en 1990 à 3,26 millions chez les moins de 30 ans. Parmi les cancers qui progressent le plus , les cancers nasopharyngés et de la prostate. Même si les causes peuvent être multifactorielles, les spécialistes avancent les principaux facteurs de risques que sont le tabac, l’alcool, l’alimentation (principalement la viande rouge consommée en quantité), les polluants chimiques et notamment les perturbateurs endocriniens.

Cette étude va dans le même sens que la vaste étude du Centre international de recherche sur le cancer de 2015 qui estimait que la part des cancers dits évitables, c’est à dire attribuables à des facteurs de risque liés au mode de vie ou a l’environnement, représenterait 41 % du total des cancers, soit 142 000. Les facteurs de risques définis sont le tabac, l’alcool, l’alimentation (dont la trop faible consommation de fruits et légumes, la viande transformée, la trop grande quantité de viande rouge, etc.), le surpoids et l’obésité.

Ces études ne font que rendre plus indispensables les actions « stop aux toxiques » et « Changer d’assiette pour notre santé et la planète » que nous menons depuis plusieurs années.


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1- Existe-t-il un risque de contamination par les aliments ?

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) est rassurante : « il n'existe actuellement aucune preuve que les aliments constituent une source ou une voie de transmission probable du virus ». Selon l’organisme allemand d'évaluation des risques, le BFR, le risque de contamination par voie alimentaire est faible. Il ajoute pour ceux qui ne seraient pas rassurés que le virus étant sensible à la chaleur, la cuisson des aliments peut réduire le risque d’infection.
L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rappelle que le virus est sensible aux températures de cuisson : « une cuisson à 63 °C pendant quatre minutes permet de diviser par 10 000 la contamination d’un produit alimentaire ».
Dans le contexte actuel, mieux vaut tout de même rester vigilant et appliquer les règles habituelles : laver, éplucher ou retirer les couches extérieures des fruits et légumes avant de les consommer.